1.5.11

DOSSIER : Les huiles essentielles - de la fabrication à l'utilisation.

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Après avoir exploré le pouvoir indéniable des huiles végétales, je m’intéresse à présent aux huiles essentielles, et leurs bienfaits sur la santé physique, psychique, ainsi que la beauté (particulièrement des cheveux). En observant leurs effets, il est aisé de constater que ces produits naturels agissent dans des domaines très étendus, touchant même à la médecine. Infections, anxiété, baisses de moral, acné, problèmes menstruels, circulatoires… Il en existe une ou plusieurs, toujours adaptées à vos maux, à utiliser en diffusion, application, et parfois consommation. 
Régulièrement, j’ai pour projet de découvrir, et de vous présenter ici, une huile essentielle. Afin de respecter le sujet principal de blog, je testerais et rédigerais des articles concernant prioritairement les soins des cheveux.

Ce mini-dossier, en guise d'introduction, vise à vous présenter, de manière générale les huiles essentielles :

Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?
Comment s’assurer de sa qualité ?
Comment peut-on les utiliser et bénéficier de leurs effets ?
Quelles précautions sont nécessaires pour ne pas se blesser ?


Je vous parlerais, dans la semaine qui arrive, l’huile essentielle de bois de rose, et ses résultats visibles sur la beauté des cheveux.

Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?

Seulement 4000 plantes, sur tout le règne végétal, synthétisent une substance particulière. 
Très peu d’entre elles en produisent suffisamment pour que nous puissions les extraire. Cette substance se nomme « essence ». Concentré aromatique odoriférant et volatile, elle est hydrophobe. Elle se trouve dans toute les parties : plante, fleur, feuille, fruit, bois, racine, graine….

(Attention : une même plante comprend parfois plusieurs espèces : leurs propriétés sont donc différentes. Il y a, par exemple, différents types de sauges : sauge officinale, salvia clarea, salvia divinorum… lisez scrupuleusement l’appellation latine.)


Extraction par distillation


Une fois extraite par l’un des trois procédés existant, on la nomme « huile essentielle », bien qu’elle ne contienne pas une once de gras, et présente ainsi peu de points communs avec les huiles végétales classiques :
-    La pression à froid (pour les écorces ou les fruits entiers – je vous invite à consulter l’article de Wikipédia pour plus de détails techniques : http://fr.wikipedia.org/wiki/Huile_essentielle)
-    L’extraction par solvant (dioxyde de carbone), dans une machine spécialisée, est utilisée pour les fleurs fragiles.
-    La distillation à la vapeur.

Leur coût est assez élevé, en proportion de la quantité de matière première nécessaire pour obtenir un peu l’huile essentielle. Par exemple, pour la plus part des plantes, il faut 35 kg pour extraire 1 Litre de substance. Néanmoins, leur puissance nous permet d’en utiliser seulement quelques gouttes et donne ainsi au flacon une longue durée de vie.

Pourquoi une telle puissance ?
Une huile essentielle renferme des centaines de molécules aux propriétés particulières (antiseptique, bactéricide…). Elles sont scientifiquement classées, selon ces propriétés, en différents chémotypes. De nombreuses huiles en contiennent plusieurs, à des concentrations variables, ce qui les rend, selon leur quantité, bénéfiques ou dangereux pour l’organisme. C’est pour cela aussi que leurs effets s’avèrent polyvalents, agissent dans différents domaines.
Par exemple, la sauge sclarée traite les problèmes menstruels, mais aussi de transpiration et régule les pellicules. En tout, elle contient 250 chémotypes. Ces molécules travaillent en synergie. 


Comment s’assurer de sa qualité ? 



Une bonne huile essentielle dépend de la qualité de la plante, de la cueillette et de l’extraction. Privilégiez ainsi les cultures portant un label AB, ECOCERT ou CEE. Un approvisionnement direct dans le pays d’origine après contrôle de qualité, est également gage de fiabilité.

Vérifié, lorsque cela est possible, si elles sont chémotypées, biologiquement répertoriées. En effet, il existe deux écoles : les huiles essentielles « chémotypées » et les huiles essentielles artisanales.

Les huiles chémotypées proviennent de laboratoires : on peut déterminer précisément leur structure chimique, leurs composants, leurs molécules. Elles sont recommandées en cas d’usage thérapeutique car leurs indications restent précises.
Le produit est standardisé.

Les huiles essentielles dîtes artisanales ne possèdent pas de telles indications. Il peut y avoir de légères variations dans les chémotypes. Cette école soutient que ces petites variations restent d’importance relative et ne présentent pas de dangers.



Comment peut-on les utiliser et bénéficier de leurs effets ? 



Il est possible d’associer différentes huiles essentielles. En agissant ainsi en synergies, leurs effets seront légèrement différents. Il n’est, en revanche, pas nécessaire, d’utiliser de grandes quantités : leurs effets sont déjà très puissants.

En usage externe :
Ne jamais diluer de l’huile essentielle dans de l’eau sans un dispersant, si vous souhaitez l’appliquer sur votre peau ! (Voir rubrique sur « les précautions nécessaires pour ne pas se blesser).

Pour les massages, on mélange les huiles essentielles dans une plus grande quantité d’huile végétale (de 2 à 10 % pour 90 à 98 % d’huile végétale).

En inhalation, pour soigner un rhume, une bronchite, les sinus, on dilue quelques gouttes dans un bol d’eau chaude, et l’on aspire la vapeur.
Avec un brûle parfum par évaporation ou un diffuseur électrique, l’huile pénètre dans l’organisme par la peau et les poumons.

Diluée dans un produit contenant une phase huileuse (shampoing, masque, après-shampoing, gel douche…).  La quantité varie selon l’huile essentielle utilisée.

En usage interne : Certaines huiles essentielles sont utilisées pour relever des plats, en cuisine. Ne les consommez jamais pures. 



Quelles précautions sont-elles nécessaires pour ne pas se blesser ?


Les huiles essentielles ne se dispersent pas seules dans l'eau !

Si vous désirez appliquer une huile pure sur votre peau, ou votre cuir chevelu (en général, même pour un massage, on les dilue dans de l’huile végétale), faîtes d’abord un petit test sur une zone, afin de déterminer que vous la supportez bien.

La concentration des chémotypes, leur nature, en font des substances à manier avec précaution, car elles peuvent agresser l’organisme ou se révéler, à certaines doses, toxiques, allergènes.
Renseignez vous scrupuleusement sur les possibilités d’utilisation. Certains chémotypes sont des poisons, qu’il ne faut pas ingérer.

Certaines ont un pouvoir photosensibilisant : c'est-à-dire que si vous vous exposez au soleil, votre peau risque de se tâcher, noircir ou au contraire se décolorer. Renseignez vous attentivement sur les propriétés et les indications de votre huile essentielle avant toute utilisation !

Nourrissons, femmes enceintes et épileptiques doivent éviter ce genre de thérapie.

Il ne faut surtout pas mélanger les mêmes éléments d’une plante (hydrolat, décoction…) avec son huile essentielle.

Elles sont hydrosolubles, c'est-à-dire qu’elles ne se dissolvent pas dans l’eau. Si vous souhaitez prendre un bain, ou fabriquer un spray à base d’eau et d’huile essentielle pour vos cheveux par exemple, incorporez un produit spécial permettant de les disperser : http://www.aroma-zone.com/aroma/dispersant.asp
En général, on les dilue dans l’huile végétale.

1 commentaire:

  1. bonjour, pour moi hydrosoluble veut dire au contraire que ça se dissous dans de l'eau. à mon avis les huiles essentielles sont plutot hydrophobes et liposoluble su t'es trompée !

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